Enseignement supérieur

Cherté du transport: les étudiants battent le pavé dans les rues de conakry

Les étudiants des universités publiques ont battu le pavé ce lundi à conakry pour revendiquer le prix du transport. Sur les pancartes, on pouvait lire 3000fg c’est trop 1500fg c’est bon.

A l’image des autres universités publiques de Conakry, l’institut supérieur de l’information et de la communication ISIC de kountia n’est pas resté en marge de ces remous estudiantins. Ils ont battu le pavé de l’usine matelas à Lansanaya barrage pour exprimer leur mécontentement. Pendant deux heures la circulation est restée bloquée.

Il faut tout de même rappeler qu’aucun dégât matériel n’a été enregistré ni de perte en vue humaine du côté de kountia pour cette première journée. Mais les interpellations signalée à Sonfonia et à Gamal les deux plus grandes universités publiques de la capitale.

Alsény Aye Soumah

Culture

Culture : clôture de formation de FODAC

Une salle de formation remplie à sa cause, les participants enthousiasmés, des acclamations retentissantes. C’est l’image que présente le stade général Lansana conté de nongo ce samedi. C’est à l’occasion de la clôture de session de formation organisée par le FODAC, fonds de développement des arts et de la culture.

La salle de conférence du stade vibrait au rythme de l’ambiance. Artistes, humoristes, manager, venus de tous les horizons de la Guinée ont pris part à cet événement.

Après l’exposé magistral des formateurs, les humoristes enflamment la salle à travers leurs contes et lengendes.

Mamadou thug est l’un des participants: « À vrai dire moi je suis très heureux, et c’est le moment pour moi de saluer et féliciter toute l’équipe de Fodac et le ministère de la culture. Puisque c’est important pour nous de suivre ces genres de formation en tant qu’acteur culturel. Renforcer nos capacités, et savoir aussi d’autres stratégies, Comment tenir comment faire comment monter un projet de culture. On peut te dire Voici l’argent. Mais comment l’avoir ? D’où l’importance de cette formation ». Se réjouit l’humoriste.

Comme Mamadou Thug, N’diaye Thérèse Dioum exprime son sentiment de satisfaction par rapport à la formation reçue : « moi personnellement, je suis ravie, et soulagée par cette formation, surtout le développement personnel de l’artiste qui m’a plus marqué. Pourquoi parce-que la plus part des gens quand ils échouent, ils abandonnent, hors tomber n’est pas un problème mais, savoir se rélever qui est meilleur. Et à travers cette formation j’ai appris beaucoup de choses dont je ne savais pas». Affirme cette jeune humoriste.

Du côté des experts formateurs C’est le même constat qui prime :« je pars chez moi heureux, satisfait, et combler de joie. Du fait que j’ai partagé mon savoir avec les guinéens. Ce qui a plus attiré mon attention, c’est la soif d’apprendre, l’assiduité, le désire d’apprendre la volonté d’aller plus loin des participants, vraiment je suis ému à juste titre». Se réjouit Rémy Sagna expert formateur.

Durant six jours, ces participants ont appris La structuration et la gestion d’une entreprise culturelle, méthodologie de rédaction d’un projet culturel, l’impact digital, la compétitivité entrepreneuriale et le développement personnel.

À rappeler que le Fodac est sur sa première formation depuis sa création le mois de juin dernier par le ministère de la culture et du patrimoine historique.

Alsény Aye Soumah

Politique

Présidentielle 2020: Alpha Condé annonce sa candidature

C’est dans un communiqué diffusé sur les ondes des médias d’Etat ce lundi que le parti au pouvoir a annoncé la candidature de son président Pr. Alpha Condé.

Il était attendu, il arrive en fin ce communiqué annonçant le Pr. Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Deux semaines après la convention nationale du RPG le président de la République a pris décision de se présenter à l’élection présidentielle du 18 octobre prochain.

Par la même occasion le parti invite ces militants et Sympatisans à se préparer à une bataille électorale sans faille pour la réélection de leur candidat le 18 octobre prochain.

Il reste à savoir quelle sera la réaction de l’opposition dans les prochaines heures.

Alsény Aye Soumah

Enseignement supérieur, Non classé

Entrée universitaire: Date du démarrage des cours connue

Dans une note circulaire diffusée sur les médias sociaux, les autorités en charge de l’enseignement supérieur ont rendu public la date du démarrage des cours.

Il s’agit du 07 septembre pour la rentrée universitaire. Cette reprise concerne exclusivement les salles intermédiaires. C’est-à-dire les licence 1 et 2 pour la licence fondamentale. Et les licences 1,2,et 3 pour la licence professionnelle.

Selon le même communiqué, les cours se tiendront du 07 septembre au 31 octobre, soit deux mois de cours pour rattraper le temps perdu.

Alsény Aye Soumah

Musique

Musique : FénaFékhoui le nouveau Single de GANGOS qui frappe

L’artiste Djamed Gangos a émerveillé son public à travers son nouveau son et clip FénaFénakhoui. Qui signifie en Soussou des actions floues.

Étudiant en licence 3 communication à l’ISIC de Kountia. Djamed Gangos dénonce dans ce clip les maux dont souffrent notre société :(corruption, vole, tromperie, mensonge…) dans chaque domaine: « pour moi être artiste c’est être la voix des sans voix et si on hésite a dénoncer là on trompe sans doute son public, raison pourquoi le titre FéNaFéKhoui pour que ce mal quotidien du guinéen change ».

De l’étude à la musique, Gangos cherche à joindre l’utile à l’agréable pour éblouir ses fans. De son vrai nom Mohamed Oumou Sylla, ce jeune artiste au talent Prometteux se veut une place importante dans l’arène musicale guinéenne. D’où le nom de son premier single YèttèkanBoss.  » le boss de lui même.

Après YèttèkanBoss, FénaFékhoui frappe à son tour aussi. Et marque une tâche d’huile chez ses fans. Pour dire que, l’ISIC ne forme pas seulement que, communicants journalistes, mais aussi les artistes. Amatala et Soul bang’s en sont une preuve.

Alsény Aye Soumah

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Femme Africaine

Coup de gueule D’Ashantewa Kadja Diallo sur les maux dont souffrent la femme africaine

Elle est Ashantewa Kadja Diallo, élève au groupe scolaire Ibrahima sory Touré. Membre fondatrice du club ELLES. Dans une note adressée à notre rédaction ce vendredi, elle ressort les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes africaines. «être une fille africaine c’est naitre esclave du regard de la société

Etre une fille dans notre société Africaine.

Etre une fille africaine devrait être égale à être une fille tout court ! Mais malheureusement, être une fille africaine c’est naitre esclave du regard de la société ! Car dès les premiers éclats de lumière on devient le bouc émissaire, la cause de tous les maux, de tous les problèmes.

Et pour éviter que la fille africaine soit facile à dompter sans qu’elle ne pose des questions, notre société, reine de la discrimination au féminin, refuse l’éducation à la gente féminine ; Alors automatiquement la scolarisation qui est à l’origine un droit pour tous, devient un privilège pour lequel elles doivent se battre bec et ongles.

Etre une fille africaine c’est se méfier à huit ans lorsqu’on voit grand-mère et tantine chuchotées dans leur coin. Car à cet instant, on sait au plus profond de son âme qu’on n’échappera pas à la traditionnelle mutilation génitale communément appelé excision.

Oh cette douloureuse pratique qui consiste à l’ablation d’une partie de la féminité dans le but d’arracher à la femme son droit à l’épanouissement sexuel mais aussi de s’assurer qu’elle garde sa « fleur » source d’honneur intact.

Etre une fille africaine, c’est espéré qu’à douze ans dès l’apparition de nos premières menstrues on ne sera pas forcée à s’unir au premier pédophile déguisé qui se pointe à l’horizon. Car oui en Afrique le mariage précoce est toujours d’actualité malgré la modernisation balancée à gauche et à droite.

En dépit de toutes les fâcheuses conséquences que cela apporte dans la vie de ces filles victimes à qui on vol l’enfance. Mais aussi leurs droits les plus primitifs sont bafoués et tout cela parce qu’elles ont eu le malheur d’être née fille en Afrique.
Etre une fille africaine c’est être privé de liberté car on n’a pas pris la peine d’apprendre au sexe opposé la différence entre consentir et refuser.

Conséquence, plus d’une fille-femme sur trois subit des violences sexuelles au cours de sa vie. Et pire, l’agresseur n’est jamais tenu fautif parce que pour la société Africaine une fille violée l’a forcément cherchée de par ses vêtements, sa démarche ou dans le meilleur des cas, l’agressée est réduite au silence par sa famille pour soit disant garder l’honneur de la famille pur.

Dans tous les cas justice n’est guère rendue et la pauvre violenté doit à jamais vivre avec la peur d’une récidive de son pire cauchemar. Combien de filles africaines vivent avec ce mal dans la peau ?

Il est plus que temps que la fille Africaine revendique la place qui est la sienne et vive pleinement sa féminité. Car la force que possède l’africaine n’a point d’égale, son courage surpasse le plus haut des sommets et sa vaillance ferait rêver Achille lui-même. C’est pourquoi nous devons nous battre pour récupérer ce qui nous a été volé.

Ashantewa Kadja Diallo

Société

Deux jeunes filles adressent une lettre ouverte au gouvernement pour la réouverture forcée des mosquées

Lettre ouverte au gouvernement de la république de Guinée

Chers Gouvernement,
Compte tenu de la situation sanitaire actuelle aussi bien dans notre pays qu’au niveau mondial, nous souhaiterions par la présente lettre attirer votre attention sur la question de fermeture des mosquées et proposer une piste de solution.
En effet, le covid-19 a endeuillé des milliers de familles dans le monde entier et a bouleversé toutes les habitudes. La Guinée n’est pas en reste.

Mosquées fermées, pèlerinages annulés, rassemblements suspendus, lieux de loisir fermés… On ne s’en plaint pas ! Qui pourrait s’en plaindre quand on sait que c’est l’une des meilleures décisions prise par les autorités Guinéennes.
Rester à la maison autant que possible pour limiter la propagation du virus est un mal nécessaire.

Cependant, hier mercredi 13 mai, nous avons assisté impuissant à des scènes surréalistes. Des citoyens sont descendus dans la rue pour rouvrir les mosquées, fermées depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19 en Guinée.

A en croire aux informations relayées par la presses, certains témoins disent s’en remettre à Dieu. Ils disent préférer mourir en priant que vivre sans prier !
Depuis hier nous tournons et retournons l’acte posé par nos concitoyens, nous ne comprenons pas comment on a pu en arriver là.

Qu’est ce qui n’a pas marché ? N’ont-ils pas reçu suffisamment d’informations sur les ravages du COVID-19 de par le monde ? Pourquoi prendre le risque de nous livrer à la MALADIE ?
L’autorité de l’état est clairement bafouée ! C’est de la désobéissance civile ! Pas besoin d’être plus grand pour s’en rendre compte.

Pour nous il n’y a pas l’ombre d’un doute, le gouvernement doit rouvrir les mosquées pour deux raisons!
La prière est un facteur de bonheur divin de protection et cela implique la situation actuelle. Pour une population à majorité musulmane avec un taux d’analphabétisme élevé, acceptons une prière qui visera à demander de l’aide au miséricorde concernant cette pandémie meurtrière et surtout le message de la dangerosité du COVID-19 doit être porté par les guides religieux pour limiter la casse.

Nous ne sommes pas expertes en la matière, nous n’en avons pas la prétention, mais nous pensons que le gouvernement doit prendre les mesures nécessaires pour permettre aux fidèles musulmans d’entrer en contact avec la parole de Dieu par ces temps d’intense prières. Au moins pour ces derniers jours du mois de ramadan.

Que l’ANSS forme les imams pour qu’ils prêchent pendant ces 5 jours la nécessité du respect des mesures barrières et sur l’acceptation de rester à la maison autant que possible.
Ne nous dites pas que c’est impossible !

Port correct de masques, maximum de kits sanitaires et présence imposante des forces de l’ordre dans toutes mosquées pour faire respecter les 1m de distance et faire passer les amandes au besoin ; Ça devient possible !

Espérant que cette lettre s’affichera sous les bons yeux, recevez cher Gouvernement nos vives félicitations et encouragements pour la lutte acharnée engagée contre le Covid-19.

Signée deux adolescentes inquiètes
Fatima Mankona Koïvogui & Halimatou Alim Diallo
Elève en 10eme D Sainte Marie
Membres fondatrices du club ELLES

Alsény Aye Soumah

Débat

Concours d’éloquence : Ahmadou Doumbouya éblouit le public

Le CEPEC a organisé son premier concours d’éloquence de l’année ce samedi au sein de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Kountia. Ahmadou Doumbouya a marqué les esprits dans cette première partie .

Ils étaient femmes, hommes venus de toutes les licences de l’ISIC pour soutenir leurs candidats. L’événement s’est tenu dans un amphithéâtre sombre et délabré en parti. Une atmosphère très morose au départ, qui se transforme en enthousiasme florissant difficile à maîtriser pour la suite du concours. Ces supporters crient à fond pour exprimer leur soutien aux différents candidats.

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Le premier candidat ouvre la balle. Dans un ton sérieux, il explique le contenu de son exposé. Sans effet, le public applaudit à sens refroidi pour l’encourager . Puis le second arrive, il s’agit d’Ahmadou Doumbouya. À distance, ses fans ont crié à gorge serrée pour marquer leur présence dans la salle.

S’approchant du pupitre, la mine serrée, un regard insignifiant pour détendre la salle. La nature m’a gâté, dit-il. Avec une voix aiguë et piquante, Ahmadou, capte son public et le maîtrise dans un laps de temps.

Gesticulant de gauche à droite en insistant sur les maux dont souffrent la société guinéenne «civisme», Doumbouya crée un silence de cimetière dans la salle. Il tient son public en haleine jusqu’au bout . Bouches et regards sont braqués pour identifier cet orateur caché.

Main sur la poitrine, regard fixé sur sa cible, par les signes de respect et de la civilité. «Je vous remercie» Ahmadou conclu en faisant dos au public.

Une minute de folie dans la salle, des cries et applaudissements se font entendre. Difficile de calmer les fans. Ils crient à gorge déployée «Doumbouya, pas match, Doumbouya pas match !!!» a-t-il sonné dans la salle.

Ahmadou Doumbouya passe pour le second tour en s’imposant deuxième sur sept candidats au terme de la partie.

Alsény Aye Soumah