Société

Journée de femme : les jeunes hommes s’engagent à soutenir les femmes

Les jeunes garçons habillés en couleur ont investi les rues de Conakry pour commémorer la journée internationale des droits de femme ce lundi.

Une journée placée sous thème: « Leadership féminin, pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ».

Cette journée aconnu une touche particulière. Des jeunes gens, portant des t-shirt où on pouvait lire ’’HE FOR SHE’’ (Ils sont cf pour ELLES) ont distribué des Fleurs, des roses rouges à toutes femmes qu’ils ont rencontré.


De la Banque NSIA au marché Niger, les femmes sont éblouies et émerveillées par le discours et l’acte de ces jeunes.

Vieilles, jeunes, enfants tous ont été ravis de recevoir une rose de la part de parfaits inconnus qui leur rappellent à chaque fois qu’aujourd’hui est un jour spécial pour la femme.
Elles ont chanté et dansé avec eux avant de prier pour eux.

Marché de Niger


Interrogé sur le pourquoi de cette action, Phillip Lamah un des membres du groupe répond : « tout est parti d’une campagne digitale qui a été lancé sur les réseaux sociaux le 1 mars par le ‘’CLUB ELLES’’ qui demandait que chacun offre une rose à une femme de sa vie. Mes amis et moi nous nous sommes dit pourquoi ne pas en distribuer à toutes les femmes enfin dans la mesure du possible… c’est ainsi que c’est parti.

Nous avons voulu voir ce que cela ferait à la guinéenne de recevoir une fleur. Nous sommes nous-même éblouis par ce que nous avons constaté sur le terrain.
Voire autant de joies sur le visage de femmes actives pour le bien-être de leurs familles… c’est tout simplement incommensurable. Nous avons une autre grande surprise pour le club ELLES en reconnaissance de leur combat »

À rappeler que c’est la première fois qu’un groupe de jeunes garçons se mobilisent pour soutenir les femmes dans la commémoration de leur journée.

ELLES

Femme Africaine

Coup de gueule D’Ashantewa Kadja Diallo sur les maux dont souffrent la femme africaine

Elle est Ashantewa Kadja Diallo, élève au groupe scolaire Ibrahima sory Touré. Membre fondatrice du club ELLES. Dans une note adressée à notre rédaction ce vendredi, elle ressort les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes africaines. «être une fille africaine c’est naitre esclave du regard de la société

Etre une fille dans notre société Africaine.

Etre une fille africaine devrait être égale à être une fille tout court ! Mais malheureusement, être une fille africaine c’est naitre esclave du regard de la société ! Car dès les premiers éclats de lumière on devient le bouc émissaire, la cause de tous les maux, de tous les problèmes.

Et pour éviter que la fille africaine soit facile à dompter sans qu’elle ne pose des questions, notre société, reine de la discrimination au féminin, refuse l’éducation à la gente féminine ; Alors automatiquement la scolarisation qui est à l’origine un droit pour tous, devient un privilège pour lequel elles doivent se battre bec et ongles.

Etre une fille africaine c’est se méfier à huit ans lorsqu’on voit grand-mère et tantine chuchotées dans leur coin. Car à cet instant, on sait au plus profond de son âme qu’on n’échappera pas à la traditionnelle mutilation génitale communément appelé excision.

Oh cette douloureuse pratique qui consiste à l’ablation d’une partie de la féminité dans le but d’arracher à la femme son droit à l’épanouissement sexuel mais aussi de s’assurer qu’elle garde sa « fleur » source d’honneur intact.

Etre une fille africaine, c’est espéré qu’à douze ans dès l’apparition de nos premières menstrues on ne sera pas forcée à s’unir au premier pédophile déguisé qui se pointe à l’horizon. Car oui en Afrique le mariage précoce est toujours d’actualité malgré la modernisation balancée à gauche et à droite.

En dépit de toutes les fâcheuses conséquences que cela apporte dans la vie de ces filles victimes à qui on vol l’enfance. Mais aussi leurs droits les plus primitifs sont bafoués et tout cela parce qu’elles ont eu le malheur d’être née fille en Afrique.
Etre une fille africaine c’est être privé de liberté car on n’a pas pris la peine d’apprendre au sexe opposé la différence entre consentir et refuser.

Conséquence, plus d’une fille-femme sur trois subit des violences sexuelles au cours de sa vie. Et pire, l’agresseur n’est jamais tenu fautif parce que pour la société Africaine une fille violée l’a forcément cherchée de par ses vêtements, sa démarche ou dans le meilleur des cas, l’agressée est réduite au silence par sa famille pour soit disant garder l’honneur de la famille pur.

Dans tous les cas justice n’est guère rendue et la pauvre violenté doit à jamais vivre avec la peur d’une récidive de son pire cauchemar. Combien de filles africaines vivent avec ce mal dans la peau ?

Il est plus que temps que la fille Africaine revendique la place qui est la sienne et vive pleinement sa féminité. Car la force que possède l’africaine n’a point d’égale, son courage surpasse le plus haut des sommets et sa vaillance ferait rêver Achille lui-même. C’est pourquoi nous devons nous battre pour récupérer ce qui nous a été volé.

Ashantewa Kadja Diallo